Si les taux de rémunération des fonds en euros des assurances-vie ont connu une hausse singulière pendant la période d’inflation, en écho à la politique monétaire des banques centrales, l’année 2025 pourrait être marquée par une légère baisse qui serait comprise entre 0.2% à 0.3%.
Rappelons que ces taux ont frôlé les 2.7% pour la majorité des contrats en 2023, tandis qu’ils étaient en dessous de la barre de 2% au cours des années précédentes, voire entre 1.2% et 1.5%. Quelles seraient alors les répercussions sur l’épargne des Français ?
Une tendance à la baisse sur le long terme, contre un épisode haussier
Pour rappel, les taux des fonds en euros sont en constante diminution depuis plusieurs années. Cette tendance semble se confirmer pour l'année à venir, après un épisode haussier pendant la période inflationniste entre le second semestre 2022 et l’année 2023.
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance à la baisse. Tout d’abord, la politique monétaire accommodante des banques centrales. En maintenant des taux bas, ces dernières cherchent à stimuler l'économie. Cette politique génère un impact direct sur les rendements des produits d'épargne comme l'assurance-vie.
Rappels sur les fonds en euros, affectés par les fluctuations des taux
Les fonds en euros, piliers de l'assurance-vie, sont directement impactés par les évolutions des taux d'intérêt. Ces derniers occupent une position cruciale dans la détermination du rendement de ces supports d'épargne.
Rappelons que les fonds en euros garantissent le capital à l'échéance, tout en générant des intérêts. Ces derniers sont issus des placements réalisés par l'assureur au moyen des sommes versées par l’épargnant.
Pour sécuriser les encours capitalisés, ce dernier investit principalement dans les fonds en euros, tandis que d’autres supports plus dynamiques sont aussi proposés dans les contrats d’assurance-vie : les unités de compte (UC). Les rendements pour ces derniers sont fonction des différents actifs qui composent le portefeuille et qui sont des actions, porteurs de rendements, mais plus risqués.
Quelles conséquences pour les épargnants ?
Face à cette baisse des rendements, il est sans doute temps de repenser sa stratégie d'épargne à long terme, tout en tenant cependant compte de son propre profil d’épargnant.
Ceux à l’approche du départ à la retraite ou encore les épargnants frileux aux risques peuvent continuer à conserver une part plus généreuse de fonds en euros dans leur portefeuille.
Pour les autres profils, il est possible de diversifier l’épargne en investissant davantage dans des unités de compte afin d’obtenir de meilleurs rendements. Il vaut mieux analyser le marché des actions pour 2025 afin de déterminer les meilleurs actifs à intégrer dans son portefeuille, tout en sachant que la souscription est réalisée à travers l’assurance-vie et que c’est l’assureur lui-même qui propose ces unités de compte présélectionnées par ses soins. En d’autres termes, le choix est plus ou moins limité, tout en sachant que cette présélection considère toutefois des critères de qualité et de performance.
Opter pour la gestion libre se révèle également intéressant, en particulier pour les épargnants avisés. Cela afin de leur permettre de piloter eux-mêmes leurs allocations et d’ajuster leur portefeuille en fonction de leur profil et des performances des différents actifs sur le marché.
Pour conclure, cette baisse des taux affectera aussi les autres placements, tels que le Livret A et le LDDS. Rappelons que les rendements pour ces deux véhicules, également privilégiés par les Français, ont atteint le seuil des 3% au cours des trimestres successifs de 2023 et 2024. Ce taux pourrait alors connaître un glissement jusqu’à 2.5% en moyenne.