Pour réduire votre impôt sur le revenu, et en particulier si celui-ci est significatif, songez à inclure un produit Girardin dans votre portefeuille. Ce dispositif fiscal est une ouverture à des réductions d'impôt pour l’investisseur, en échange de son apport en numéraire dans des projets industriels en outremer : une analyse complète sur euodia .fr.
Ce mécanisme a pour vocation d’encourager les investissements dans les secteurs clés de ces régions, dont certains nécessitent un soutien financier plus conséquent. De plus, le Girardin industriel stimule la création d’emplois, ce qui impacte directement l’économie ultramarine.
Afin de profiter pleinement du dispositif, veillez ainsi à bien structurer votre projet.
Comprendre les conditions d’éligibilité
Avant tout, il est impératif de s'assurer que le projet envisagé répond aux critères d'éligibilité qui incluent la localisation géographique (seuls les DROM COM sont éligibles) ainsi que la typologie des biens d’équipements. Ces derniers doivent être neufs et utilisés dans le cadre des activités industrielles, commerciales, artisanales ou agricoles. Rappelons que l’objectif est de louer le matériel à une entreprise ultramarine, sans toutefois en percevoir les revenus locatifs.
Les conditions d’éligibilité comprennent aussi l’engagement de tous les associés qui est de 5 ans au moins. En cas de non-respect, l’investisseur est exposé à la rétrocession des avantages fiscaux auprès du service des impôts.
Déterminer le type d'investissement
Voici quelques exemples d’investissements éligibles au Girardin industriel :
- équipements de production : machines industrielles, installations de production et autres équipements nécessaires au bon fonctionnement de l'activité
- matériel de transport spécifique : camions, engins de chantier ou autres véhicules utilisés dans le cadre d'une activité industrielle ou agricole
- aménagements industriels : rénovation d'espaces industriels, équipements de stockage ou systèmes logistiques.
L'investisseur doit s'assurer que l’utilisation des équipements répond à un besoin réel pour l'entreprise locale, ce qui renforce la viabilité du projet à long terme.
Opter pour l’accompagnement d’un fiscaliste ou d’un conseiller en patrimoine
Le montage d’un projet Girardin industriel nécessite une bonne maîtrise de la fiscalité et des démarches administratives. Faire appel à un professionnel (conseiller fiscal ou CGP) est requis. Leurs missions :
- évaluer la rentabilité fiscale par rapport au montant de la réduction d’impôt
- effectuer le suivi des formalités administratives, à savoir la signature des baux de location, la déclaration auprès de l'administration fiscale et le suivi de la location des biens pendant la période d'engagement
Simuler le rendement final
Au-delà des avantages fiscaux immédiats, il est crucial de veiller à ce que le projet génère un rendement final. Celui-ci dépend de plusieurs facteurs, principalement du montant de l'investissement et des économies fiscales générées par le dispositif. Ces éléments font partie des variables entrant en compte dans la simulation. Notons qu’il s’agit non seulement du rendement financier, mais aussi du rendement fiscal, en sachant que le taux de réduction d’impôt varie entre 111% et 116% du montant investi, voire plus pour les meilleurs montages.
Choisir la structure juridique appropriée
La structure juridique du projet est une autre composante essentielle pour bénéficier de la loi Girardin. L’investissement peut s’effectuer sous diverses formes :
- le portage direct : l'investisseur achète lui-même le matériel et le loue à une entreprise locale. Ce type de montage est simple et permet de bénéficier immédiatement des avantages fiscaux
- les sociétés de portage : il est question de passer par une société spécialisée dans le portage d'investissements. Les atouts : mutualiser les risques entre plusieurs investisseurs et obtenir des rendements plus intéressants. Cette option nécessite cependant une étude approfondie pour s’assurer de la solidité de la société de portage et de la sécurité de l’investissement
- les investissements via des fonds : certains investisseurs choisissent d’avoir recours à des fonds dédiés aux projets industriels en outremer, gérés par des professionnels de la gestion de portefeuille.